Tchad : les parties prenantes se sont mobilisées pour préparer un futur financement climatique.
N’Djamena a accueilli l’atelier de lancement du projet TchAdapt, une étape clé vers un possible financement du Fonds vert pour le climat pour renforcer la résilience des villes tchadiennes.

Photo de famille des participants à l’atelier national de consultation, Hôtel La Résidence, N’Djamena.
Comment mieux anticiper les effets du changement climatique dans les zones urbaines du Tchad ? Quels risques pèsent sur les populations ? Quelles priorités d’adaptation faut-il retenir ? Ce sont ces questions qui ont réuni, les 18 et 19 août 2026 à l’Hôtel La Résidence de N’Djamena, l’ensemble des parties prenantes concernées par la préparation d’un futur financement du Fonds vert pour le climat (FVC).
Une première étape pour le projet TchAdapt
Organisé par le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, en partenariat avec la Coopération allemande à travers la GIZ, cet atelier national a marqué une étape importante dans la préparation du futur projet TchAdapt : Résilience et adaptation au changement climatique dans les zones urbaines du Tchad.
La cérémonie d’ouverture a réuni un large éventail d’acteurs : départements ministériels, Autorité Nationale Désignée (AND), partenaires techniques et financiers, organisations de femmes et de jeunes, société civile et organisations internationales.
Résilience climatique et enjeux socio-économiques
Pour la représentante de la GIZ, la résilience climatique ne peut être dissociée des enjeux socio-économiques — emploi des jeunes et des femmes, capacité des institutions à anticiper et gérer les risques. Elle a rappelé que ces priorités s’inscrivent dans la coopération germano-tchadienne, notamment autour de l’inclusion socio-économique et de l’énergie.
Elle a également rappelé que la GIZ, entité accréditée auprès du Fonds vert pour le climat depuis 2016, entend mettre son expérience internationale au service de la préparation du futur projet, en étroite collaboration avec les institutions nationales.
De son côté, le Directeur Général de l’Environnement a salué la dynamique de partenariat et insisté sur la nécessité d’une mobilisation large : institutions publiques, collectivités territoriales, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers.

Le panel d’ouverture de l’atelier
Quatre villes au cœur de la réflexion
Les réflexions ont notamment porté sur quatre zones d’intervention envisagées : Abéché, Biltine, Faya et Fada. Ces villes seront au centre des analyses visant à identifier les vulnérabilités urbaines, les risques climatiques et les besoins d’adaptation.
L’objectif n’était toutefois pas de figer dès à présent les interventions du futur projet, mais de faire émerger et documenter les priorités à approfondir dans les prochaines étapes.

Les participants réunis en séance plénière
Deux jours de travail collectif
Après la cérémonie d’ouverture, les participants ont été introduits aux objectifs, à la méthodologie et aux résultats attendus de l’atelier. La présentation de l’idée du projet TchAdapt a permis de partager les premières orientations envisagées, et les échanges ont porté sur le Fonds vert pour le climat, son rôle et ses principaux critères de financement.
Répartis en groupes de travail, les participants ont ensuite contribué à la réflexion autour de trois axes :
- les défis et risques climatiques ainsi que les besoins d’adaptation ;
- les défis institutionnels et techniques et les pistes de solutions ;
- l’identification et la priorisation des acteurs, des sites et des thématiques à approfondir.
Ces travaux ont permis de recueillir une diversité de contributions et de perspectives issues des institutions, des organisations de la société civile, des partenaires et des représentants des groupes concernés.

Un groupe de travail lors des ateliers thématiques.
Et maintenant ?
Le calendrier prévisionnel prévoit :
- Janvier 2027 : préparation d’une Note Conceptuelle
- Fin 2027 : élaboration d’une Proposition de Financement
- Mi-2028 : examen envisagé par le Conseil du FVC
Ces échéances restent dépendantes de l’avancement du processus de préparation.
Une première pierre pour une réponse climatique ancrée dans les territoires
À Abéché, Biltine, Faya et Fada, les réalités climatiques et les capacités d’adaptation diffèrent. La future réponse devra donc conjuguer priorités nationales et spécificités locales.
L’atelier national de consultation a marqué une première étape : son importance réside moins dans les décisions prises en deux jours que dans la qualité des contributions recueillies pour éclairer la suite du processus. Le chemin vers un éventuel financement du Fonds vert pour le climat ne fait que commencer mais une étape essentielle vient d’être franchie : réunir les parties prenantes autour d’une même table.
